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samedi 26 août 2006

Pèlerinage

J'ai posté ce nouveau message depuis Writely, qui marche bien, et naturellement copain avec Blogger via Google.

Aujourd'hui, pas d'activités de prévues comme Volley ou Futsal (qui sont plus fatigantes qu'elles en ont l'air), j'ai décidé d'aller voir de plus près sur Sakito les terres foulées par les "joueurs" de Battle Royale II. J'étais déjà parti en reconnaissance, mais victime du coucher du soleil, je n'avais pu qu'approcher les ruines (surtout que j'étais en short, pas très pratique vu que la nature a repris le dessus).

J'étais là équipé de la panoplie complète de sécurité du shipyard, que j'avais déjà enfilé ce matin pour aller à la cérémonie d'inauguration du bateau (celle qui a lieu juste après le mochitsuki, c'est donc la 2ième moitié). Un bon millier d'habitants de l'île sont présents sur le quai avec des drapeaux aux couleurs du shipyard et de l'acheteur. En fait ils viennent pour recevoir le cadeau qui leur est offert en repartant. On assiste à un défilé des presque plus hauts représentants de l'entreprise (ceux qui sont sur le sol japonais au bon moment), des acheteurs (ici coréens), puis à une démonstration de taiko, des percus avec une choré en criant des trucs. Puis des enfants de maternelle ont exécuté à leur tour une longue séquence, sans se planter et toujours en rythme. Tout s'est enchaîné bien minuté, les discours, les "pouëëëët" symboliques, le lâcher de colombes, de ballons, les coups de canons, la montée des drapeaux, les trucs de toutes les couleurs, le baptême au champagne, la photo officielle ... et bien sûr le trempage de tous les habits faute d'air conditionné à l'extérieur.




Pour reprendre avec Sakito, j'avais bien besoin de mes habits longs pour faire face à l'araignée jaune de bien 6-7 cm et toutes les autres que j'ai pas vu. J'ai cherché l'endroit du débarquement à l'aide des photos trouvées sur internet (quand on prend le temps de taper sa recherche en japonais on a évidemment de meilleurs résultats)(tant qu'on se limite à regarder les images). Les danchi (immeubles construits pour loger les mineurs, maintenant désaffectés) sont nombreux sur l'île, et il s'agissait de retrouver les 2 bons du film. Mais ils sont inaccessibles, et même en essayant un chemin caché au bord de l'eau (marée basse heureusement), impossible d'accéder aux 2 immeubles suspects. De toute façon c'était pas ceux là. A juste regarder les images sur internet, j'étais tombé sur des sites d'explorateurs de ruines qui avaient photographié des bâtiments au hasard.

Pressé par le coucher du soleil, je tente 2 autres danchi sur l'autre coté de l'île, encore plus barricadés. Et là une descente cachée mène sur une plage de cailloux noirs, qui ressemble un peu à celle du film, mais je n'y trouve pas les tourelles de garde et fenêtres incrustées dans la falaise d'où des tireurs atteignent le cou du premier mort de l'équipe (qui en fait n'existent que dans le film). En ramassant quelques cailloux sacrés j'aperçois des traces de pas, qui d'après la forme et les marées devraient appartenir à un japonais passé ici dans les 6 dernières heures, bizarre ... mais bon y'a plus étonnant, comme la maisonnette au bout d'un chemin de 30 cm de large qui poursuit une petite route qui se fait envahir par des bambous, en bois moisi au milieu d'autres bâtiments en bois moisi, dans un recoin de Sakito que la plupart des habitants doivent ignorer, avec de la lumière et un être humain qui faisait des trucs étranges tout nu quelques dizaines de mètres plus loin.

J'y étais. D'ailleurs il n'y a même pas de ruines à l'emplacement du bâtiment.


Le piano du milieu du film, en photo en vrai ici mais que je n'ai pas trouvé sur place.


Lorsqu'au dessus de la plage, le gros nuage rouge, éclairé par le coucher de soleil d'en face, a commencé à se fendre d'éclairs, il était temps de rentrer. En fait il n'a pas plu, mais c'est pas la première fois que la météo de ma page d'accueil annonce le matin de la pluie pour la journée, puis une fois que le soleil a bien grillé tout le monde, elle affiche le soir un grand soleil pour cette même journée terminée.

Par contre je ne pourrai pas revenir chercher le piano, car même s'il existe il me reste moins d'une semaine de stage.

1 commentaire:

françois a dit…

Juste pour info : Battle Royale est traduit en Français : Calman-Levy, eur 24.