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mardi 3 mars 2009

En auto-stop jusqu'à Yakushima

Un voyage à bout de pouce et de semelles, avec des montagnes et des onsen


Soutenance finale de la thèse le 18 février, remise des diplômes le 23 mars. Voilà qui s'annonce tout comme des vacances bien méritées et un dernier petit voyage avant mon retour pour la France le 29 mars. En fait, c'est un peu plus compliqué, puisque devant pré-déménager et écrire un article pour un journal scientifique, entre autres, j'empiète immoralement sur mon temps libre non contraint par un quelconque sensei. Mais je sauve quand même 18 jours de liberté.

Dix-huit jours, c'est pas assez long pour aller s'imprégner d'un autre pays voisin, et puis pour mon dernier voyage, je décide de le faire au Japon. Ca fait plus d'un an que je prends l'avion pour visiter les pays alentours, avec la sensation d'avoir déjà vu bien assez de paysages nippons. Mais en fait, je ne suis jamais allé dans le 東北 Tohoku, un grand vide entre 東京 Tokyo et 青森 Aomori, c'est-à-dire toute la partie nord d'Honshu.

J'ai aussi des hypothèses à vérifier, notamment sur la vision des Japonais sur un étranger touriste par rapport à un étranger résident. Ou en reformulant, vivre le Japon en tant que résident savant est-il différent que de le vivre en tant que voyageur/touriste (faussement) perdu. Ou encore, maintenant que je suis suffisamment imprégné de Kyoto, les gens y sont ils vraiment plus fermés que dans le reste du Japon ? Et en plus de ça, que donne un autostoppeur sur les routes japonaises, où la pratique n'est absolument pas répandue ?

Que d'expériences à mener, bien sûr au cours d'un vélo trip, la meilleure façon économique de parcourir le pays. Sauf que mes destinations étant bien éloignées de Kyoto et trop couteuses en temps, je mets en place un système diabolique : je me trouve un petit vélo pliant d'occasion pour 2000 yen que je tasse dans mon sac-à-dos, je vais loin en stop ou en train, puis je fais des tours locaux en vélo là-bas.

Mais pas de bol, juste avant de partir, je me rends compte qu'il n'est pas assez petit pour rentrer dans mon sac-à-dos, et en fin de compte assez lourd. Ca sera donc un voyage tout en stop à la force du pouce, la seule solution que je n'avais pas essayé pour bouger sur le sol nippon (à rajouter à la liste ferry (limité) – train (cher) – voiture (trop facile) – vélo (parfait !) – course à pieds (ça fait mal aux genoux) – JR smash (pas bien) – avion (cher)). Et comme on est en mars et qu'il fait encore froid pour camper, je change complètement ma destination pour aller vers le sud. Ca sera du coup 屋久島 Yakushima, une île tout en bas du Japon.

Jusqu'à 屋久島 Yakushima, avec arrêts intermédiaires à 別府 Beppu, 鹿児島 Kagoshima et 種子島 Tanegashima, et au retour, 桜島 Sakurajima, 熊本 Kumamoto, 大島 Oshima et 山口 Yamaguchi




Je vais donc raconter mon hitchhiking adventure complète dans ce post, avec des liens vers les pages de mes arrêts. En tout, j'aurai totalisé 32 véhicules différents pour plus de 2000 km de route, autant d'histoires et d'anecdotes, et une bonne fortune m'aura toujours amené à ma destination ambitieuse du jour malgré de long moments de doutes. Celle-là même ne m'a laissé camper dehors que 2 nuits, mais même au sud le mois de mars est frais …


03 mars


Tout commence mardi 3 mars lorsque, après une nuit, un jour et une autre nuit passés à finir des trucs, je me décide à partir de chez moi par temps maussade. Les échos que j'ai eu sur l'autostop au Japon étant étonnamment positifs, je pars déterminé mais avec de gros doutes sur comment j'allais arriver à destination. J'ai le livre "The Hitch-hiker's Guide to Japan" de Will Ferguson, qui en fait est bien inutile car c'est plutôt un guide des bonnes manières à adopter au Japon, avec quelques rares conseils sur la technique nippone du pouce. Wikitravel est beaucoup plus utile.

Mon objectif ambitieux et rapidement fixé est d'arriver à 別府 Beppu le jour même, 780 kilomètres plus loin. Pour cela, il faut obligatoirement prendre l'autoroute. Le hitchhike aux インターチェンジ échangeurs autoroutiers m'a été déconseillé, contrairement aux SA (サービスエリア service area), des aires de repos.

Le défi avec les SA, c'est qu'il n'y a évidemment aucun accès de l'extérieur pour les voitures, puisque c'est l'autoroute payant et une SA n'est pas un échangeur. Et qu'elles sont aussi un peu paumées, parce que c'est grand et que y'a déjà pas de place au Japon (exemple de Otsu SA). Mais pour les employés des restaurants et stations services qui doivent s'y rendre, il y a toujours un petit chemin secret. Sur les indications d'Ando je me rends donc à la SA de 大津 Otsu, à l'est de Kyoto, à 20 min en train + 20 min à pied de chez moi, où j'arrive vers 9h.

L'entrée secrète de la SA de 大津 Otsu


Je me retrouve alors directement sur les parkings à traverser pour aller du bon coté.

La 名神高速道路, autoroute Nagoya - Kobe


Zone de chasse


Moi qui aime bien le vélo pour aller où je veux quand je veux, il me faut à présent inconfortablement attendre pour pouvoir aller je ne sais pas encore où. D'autant plus que connaissant le Japonais moyen, qui évite tout conflit, toute embrouille, et donc toute chose nouvelle qui n'a pas de mode d'emploi livré avec (comme un étranger par exemple), et qui arrive à se convaincre que les choses qu'il ne veut pas voir n'existent pas, je ne suis pas très confiant, même avec mon jean propre et mes écriteaux écrits en kanji.

Je pars alors impatient à la recherche de plaques d'immatriculation du sud et vais demander un ride, comme ça je montre que je parle japonais, ce qui à mon avis revient à briser leur plus grande peur. Sans succès, mais rassuré par leurs réponses ouvertes sur les hitchhikers. Vu le petit nombre de voitures stationnées je reviens à mon point fixe en sortie de parking, bien en vue des gens qui prennent le café à l'aire de repos. C'est pour que le Japonais de base, très réfléchi et trop prudent, puisse lancer une discussion avec lui-même et ses copilotes pour décider de mon sort. Et ça prend beaucoup trop de temps pour qu'ils prennent une décision spontanée juste en passant devant moi, ce qui impose le respect d'une durée minimale à rester planté en se faisant observer.

Après une petite demi-heure, c'est parti pour de bon, je suis pris par un manager d'une boîte de consulting en ingénierie navale, qui connaissait le shipyard d'Oshima. Première coïncidence …

Après 岡山 Okayama, il doit sortir imprévisiblement et me laisse sur une PA (parking area). Une PA est annoncée presque de la même manière qu'une SA, mais il y a ni restaurant, ni station essence, ni rien du tout, juste des WC. Donc il n'y a personne qui s'arrête, juste des poids-lourds pour dormir. C'est pas du tout le bon plan pour faire du stop.

Le temps se détériore très vite et je dois me réfugier sous un toit, en recherchant mon sauveur (un commercial pour les cafés BOSS) qui sort à la prochaine sortie, mais qui me dépose juste avant à une SA, 10 km après ma PA.

SA de 福山 Fukuyama, presque sous la neige


C'est pas très crédible, je vais exprès vers le sud pour avoir des températures plus chaudes, et il me neige dessus le 3 mars, la première neige de l'hiver pour la région. La préfecture d'Hiroshima est toute blanche. Ca me fait une raison de plus pour arriver absolument à Beppu en évitant de camper en chemin. Après plusieurs demandes aux voyageurs, 2 étudiants-dentistes acceptent, ゆうき et てる, pour un long ride jusque dans 九州 Kyushu, où ils allaient en vacances depuis Yokohama.

Ils me laissent peu avant 福岡 Fukuoka, sur la SA de 古賀 Koga, alors que la nuit approche. Il y a peu de mouvements et tous les gens présents s'arrêtent à Fukuoka. Il me faut quelqu'un qui dépasse la ville et tourne au carrefour des autoroutes au centre de Kyushu vers Beppu, dans la préfecture de 大分 Oita. Et il n'y a sur le parking que 2 voitures immatriculées 大分. Le premier refuse (comme pour la plupart des gens, "c'est la voiture du boulot" est l'excuse habituelle) et j'attends le second, une famille des self-defense forces en civil qui dînait. Cette dernière chance est la bonne et je suis sur le chemin de Beppu. Il me faudra ensuite un transporteur de glaces pour la chaîne 7/11 jusqu'à Beppu SA, puis 2 grand-mères de la SA pour sortir de l'autoroute jusqu'à Beppu Station, parce qu'en fait Beppu, cité thermale de marque, est plus grande qu'elle n'en a l'air. En descendant les ruelles, je remarque avec nostalgie les vapeurs qui s'échappent des bouches d'égout et qui annoncent des journées à prendre des bains …

En quittant les dentistes sur la SA de 古賀 Koga


Devant la gare de 別府 Beppu, premier contact avec les eaux thermales


Lorraine vient me retrouver pour un ramen qui conclut avec succès cette journée de 12 heures d'attente et de voitures. Pour info, Kyoto – Beppu, c'est 120 euros pour 4 heures de train rapide ou 75 euros pour 15 heures de train lent.

Aventures thermales :

Beppu

Yufuin

Beppu secret



07 mars


Je repars en étant resté plus longtemps que prévu à Beppu, le départ étant Beppu SA. L'objectif du jour est alors 鹿児島 Kagoshima, la grosse ville la plus au sud de Kyushu. Pour cela, un automobiliste pressé reviendrait sur ses pas au centre de l'île pour rester sur l'autoroute. Mais je voulais voir la 10号線 Route 10, une route plus directe mais plus petite qui longe la côte est en passant par 宮崎 Miyazaki. Je pars donc dans le "mauvais sens" avec 2 papys qui me déposent peu après 大分 Oita, après 犬飼 Inukai.

Mon petit carrefour sur la route 10


Rien ne vient pendant une demi-heure, et ne le sentant pas je décide de marcher quelques kilomètres, jusqu'au prochain feu. La derrière du Japon est étonnamment calme et contraste vraiment avec les villes.

Un climat pas pressé


Lui non plus


Le trafic est très faible mais au moins il fait bon. Un retraité agriculteur me prend pour 30 km (on y voit un singe traversant la route) jusqu'à 佐伯 Saiki, où il me dépose à la 道の駅 michi-no-eki. C'est une sorte d'aire de repos mais en dehors des autoroutes, où sont vendus des produits locaux et souvenirs.

En fait, je n'ai presque pas avancé, peut-être 20% de la distance totale, alors que plus de 50% de la journée s'est déjà écoulée. Il faut savoir qu'il fait nuit peu après 18h … et je commence à m'imaginer découvrir pour la nuit une ville intermédiaire.

J'attends donc avec mon panneau 宮崎 Miyazaki, à 150 km de là, alors que 鹿児島 Kagoshima est à plus de 300 km. Je suis pris par un jeune décorateur en shipyard à Imabari, Shikoku, encore une coïncidence navale … Il y est parti le matin même et se rend à Kagoshima, donc tout est bien qui finit bien. Malheureusement à cause de son GPS qui lui dicte sa route, on ne roule pas près de la mer mais quelques kilomètres plus loin. On s'arrête manger à Miyazaki, et arrivons à Kagoshima à la tombée de la nuit.

Traversée de 宮崎市 Miyazaki-shi


L'arrivée sur Kagoshima est remarquable par la fumée qui se dégage du volcan de 桜島 Sakurajima qui se réveille pile ce jour là. Plus de détails dans …


Kagoshima et le cap Sata


Puis de Kagoshima je pars en ferry vers 種子島 Tanegashima puis 屋久島 Yakushima :


Tanegashima

Yakushima Hiking (1) Introduction et départ à Arakawa

Yakushima Hiking (2) Le refuge derrière Jomon Sugi

Yakushima Hiking (3) Au sommet de Miyanoura-dake

Yakushima Hiking (4) Mystique redescente

Yakushima Shiratani Unsuikyo

Yakushima Tour



Une des raisons d'aller à Yakushima : l'onsen sur la plage face à la mer



16 mars


A mon retour sur le "continent", je fais un petit tour sur 桜島 Sakurajima.


Sakurajima



Puis vers midi, je pars pour 熊本 Kumamoto, c'est le début du retour. Plutôt que de prendre l'autoroute, je suis les conseils de Dai et choisis la 3号線 Route 3 qui longe 八代海 la mer intérieure de Yatsushiro. Pour m'éloigner de la ville, je prends le train pour une station de campagne pas loin de ladite route. Par contre, mon train trouve son terminus un arrêt trop tôt et me lâche à 伊集院 Ijuin. Je dois marcher 5 km jusqu'à la grande route, où ça ne prend pas trop malgré mon bon spot.

3号線 Route 3, près d'Ijuin 伊集院


J'ai alors successivement une oil therapist, une gérante d'un magasin ほっかほっか亭, un vendeur de matériel hospitalier, et un gars qui ne fait rien de la journée puisqu'il touche (comme presque toute sa famille) 20 万 par mois du gouvernement pour son handicap (mental ?)… j'ai pas tout compris ce qu'il disait mais malgré son coup de pédale haché je suis lâché sain et sauf sur un parking de Lawson.


A la sortie de 川内 Sendai, lecture étrange pour ces kanjis, à ne pas confondre avec 仙台 dans le Tohoku


Avec 4 courts trajets, il est alors déjà tard et il me reste la moitié du parcours. Je n'arriverai pas à Kumamoto comme ça. C'est alors qu'en mangeant une brochette de chez Lawson, et en marchant au bord de la route jusqu'à un bon spot, en laissant nonchalamment traîner mon panneau 熊本 dans mon dos, une voiture s'arrête pour me prendre jusqu'à la fin. J'aurais attendu 0 minute. Avec mes 2 jeunes conducteurs, un vendeur de montres Ion et une vendeuse de ケーズデンキ, je finis une fois de plus à bon port de nuit, avec la dernière chance au dernier moment. Par contre ça sera une des rares fois où j'ai attendu moins de 30 minutes.


Kumamoto by night




17 mars


On me dépose au Kumamoto IC, à l'entrée de l'échangeur, malgré les contre-indications des hitchhikers. En effet, après une heure d'un coté, avec différents écriteaux, rien ne marche. Puis une heure de l'autre coté, cette fois-ci en démarchant le parking du Lawson, et ça finit par marcher, avec un jeune couple dont le gars est vendeur de saké en gros. Mon objectif de la journée est Oshima, le shipyard. Ils me déposent à 鳥栖 Tosu, une SA juste avant le carrefour traitre du milieu de Kyushu. Ce même carrefour qu'il m'a été difficile d'y tourner en descendant de Kitakyushu, car personne n'y tourne et tout le monde roule vers Fukuoka.

Parking de 鳥栖 Tosu SA


Après plus d'une heure à regarder les conducteurs se défiler, je suis enfin pris par des VRP d'un second life japonais jusqu'à 佐世保 Sasebo, où ils devaient s'y rendre en vitesse pour un rendez-vous. Cette aubaine m'amène rapidement sur place, malgré mon espoir fléchissant à déjà 16h30. Par contre, il n'y a plus de bateaux de Sasebo jusqu'à Oshima, il faut donc prendre la route et le pont, un long contournement.

18h20 à 佐世保 Sasebo, le soleil se couche derrière les frégates américaines


Le soleil couchant me presse à trouver mon prochain ride sur le parking du Family Mart en sortie de Sasebo. Par chance, dès mon panneau levé, la première voiture s'arrête et elle me guidera jusqu'au pont (payant) d'Oshima. C'est un gars qui pose des canalisations et qui ouvre tranquillement sa bière sur le chemin du retour, malgré la loi 0 alcool.

20h, sur le pont d'Oshima, encore en mode A-Team. On repère facilement le shipyard


Puis je retrouve les gens avec qui j'avais fait mon stage, 2,5 années plus tôt, dont les Kaneda pour la soirée au Haru.


18 mars


Réveil sponsorisé par l'onsen du 大島アイランドホテル


Soirée au どんぞこ avec la 三好ぐみ



どんぞこマスター



19 mars


Le lendemain, retour avec les Kaneda pour commencer, puis avec un directeur d'un sous-traitant de l'automobile qui, en pleine crise, part faire redresser les affaires en Chine. On loupe la dernière SA et il me laisse donc à l'échangeur, pour une nouvelle heure et quelque de galère. Deux filles en route pour les 花見 hanami s'arrêtent, mais elles ne montent pas sur l'autoroute, elles traversent la ville de 福岡 Fukuoka pour aller à 北九州 Kitakyushu, une autre galère. Mais je les rejoins vu que je perdais espoir à l'entrée de l'échangeur.

Un échangeur à Fukuoka


Après avoir bien tourné en rond, lorsque je me demandais si j'allais passer la journée dans la même voiture, elles s'écartent de 3 km de la nationale pour me déposer près d'une SA d'autoroute, bien cachée. Un sautage de barrière et me voilà dans la facilité. Je suis avec un vendeur d'antennes jusqu'à 下関 Shimonoseki, puis Machiko jusqu'à 山口 Yamaguchi.

Retour sur l'autoroute


Dîner à Yamaguchi



20 mars


Petit déj


Yamaguchi, un peu ville à onsen


La 五重塔 pagode était ouverte ce jour-là



甘酒 Amazake


Et c'est reparti depuis la SA de 佐波川, avec un couple de retraité jusqu'à 宮島 SA, puis une famille en vacances jusqu'à Okayama.

A la SA de 佐波川 (Yamaguchi)


Lâché peu avant Okayama


C'est sur cette aire d'Okayama que le premier chauffeur de poids-lourd me fait signe de monter. Jusqu'à présent, ils m'avaient tous répondu qu'ils ne pouvaient pas prendre de hitchhikers. Celui-ci m'emmène jusqu'à Kyoto, car il remonte tout le Japon. C'est pratique, mais très lent, les moteurs de poids-lourds étant bridés à 90 km/h. En chemin, on passe l'endroit où un autre chauffeur à trouvé la mort en le percutant par l'arrière 2 ans plus tôt, et des gros bouchons pour l'entrée dans 神戸 Kobe. Il est bavard et pas pressé, mais on revient finalement à mon point de départ, la SA de 大津 Otsu.

Effet tunnel sur le siège panoramique du camion


The End


Il est 22h30 et il me reste alors à rejoindre Kyoto avec les derniers trains, et retrouver Okubo que j'avais rencontré en pédalant à 北海道 Hokkaido.

Donc finalement, j'aurai eu la chance de toujours arriver où je voulais, au dernier moment. J'ai dû pas mal attendre, voire démarcher les parkings pour rendre la pratique pas répandue du tout un peu plus proactive. On me l'a dit aussi plusieurs fois, une étranger en stop y'en a pas souvent (et moins qu'avant paraît-il, car le pays devient plus dangereux blablabla …), mais ça fait toujours moins peur qu'un Japonais en stop, qui lui est beaucoup plus suspect. Un étranger qui vient faire du stop au Japon est donc moins absurde et plus accepté qu'un Japonais qui essaierait dans son propre pays. Et comme les gens qui se sont arrêtés étaient relativement ouverts et curieux, ça a été une expérience bien plus intéressante que d'être sédentaire parmi les kyotoïtes. Et une fois de plus, un super voyage à coût minimal ...

5 commentaires:

Anonyme a dit…

wahou !!!!! ben bravo franchement je le tenterais bien belle expérience !!!!

Ever a dit…

Jolie aventure ! Et merci pour les infos (^___^)

Pierre Helou a dit…

Yosh! La classe!
Je découvre ce blog en pleine préparation de mon voyage à Kyûshû. Ça me fais un peu regretter d'avoir déjà réservé des guesthouse et acheté des seishuns de Okayama jusqu'à Kagoshima (par Hakata, Nagasaki, Kumamoto; et du coup peut-être pas Beppu. Ahh si j'avais su!).

Quel beau voyage et quel blog génial!Une sacrée mine d'informations!
Merci!
#Piero, un 留学生 de 山梨県#

japongratuit a dit…

Je confirme : les bains "secrets" de Beppu sont vraiment incroyables!
Si tu es d'accord pour partager ton expérience, j'aimerais t'interviewer pour la deuxième édition de mon Guide du Japon en Autostop.
Ca te branche?
A+!

Dorian D'hulst a dit…

Bonjours, je vais partir d'ici peu faire un road trip au Japon, est t'il possible de se parler via mail ? j'aurais quelque question.

je ne sais pas si vous lisez encore ce blog :)

dhulstdorian@gmail.com